Haletant, je fixais les yeux noirs du prédateur, à l'autre bout de la longue pièce. Il me rendit mon regard avec affabilité.
C'était sûrement une bonne façon d'en terminer. A la place d'un autre, d'un que j'aimais. Nôble, pourrait-on dire.Ca devrait compter en ma faveur.
Si je n'était pas partie de la ou j'était, je ne me serais pas retrouvé dans cette situation, j'en avais conscience.
Pourtant, aussi terrifié que je fus, je n'arrivais pas à regretter ma décission. Quand la vie vous fait don d'un rêve qui a dépassé toutes vos espérances, il serait déraisonnable de pleurer sur sa fin.
Ce fut avec un sourire aimable et tranquille que le chasseur s'approcha pour me tuer

